Votre page 8
Votre page 1
Votre page 2
Votre page 3
Votre page 4
Votre page 5
Votre page 6
Votre page 7
Votre page 8
Pour protection complémentaire, les magasins à poudres non voûtés sont protégés par deux paratonnerres sur mât, placés contre le parement intérieur du mur de clôture pour éloigner le conducteur des caisses à poudres. La hauteur d'un mât est déterminé par la condition de protection, mais ne doit pas dépassée 15 mètres. Le mât à 30cm de côté et est placé dans un angle éloigné des portes, près desquelles se trouve touours un peu de pulvérin lorsque la poudre est enfermée dans les barils. Le mât est muni de taquets formant des échelons. Le conducteur descend le long du mât maintenu à 5 ou 6cm par des crampons. Il est protégé à partir du sol, et sur 2,50m de hauteur par une gaine en bois. Le câble pénètre ensuite dans une rigole de 30cm de profondeur et 10cm de large, enduite d'un ciment, et qui suit le pied du parement du mur de clôture. Cette rigole est souvent couverte de dalles ou de planches. Le câble est soutenu à quelque distance du fond par des tasseaux en brique. Les conduecteurs des deux paratonnerres se réunissent en un câble unique qui aboutit à un puits placé à l'intérieur de la cour ou à peu de distance au dehors par un souterrain à parois en briques, et dont le radier est à 50cm au-dessous du sol. Les magasins du type 1874 sont protégés par une seule tige fixée sur le magasin, et dont la hauteur est déterminée par la condition que les débouchés des cheminées soient compris à l'intérieur du cône de protection. Le support de tige peut-être soit scelé dans un pilier en maçonnerie construit sur la chape de la voûte, ou fixé sur un bâtis en charpente, noyé dans le terassement. Les magasins du type 1888 ne sont pas munis de paratonnerres.

LES CITERNES - CONDUITES D'EAU

les citernes sont des chambres dans lesquelles on recueille l'eau de pluie. Pour que cette eau demeure saine, il importe de se conformer aux prescriptions suivantes : 1 -Pour y empêcher le dévelopement de la vie végétale, on place les citernes dans le sol et sous voûte,en vue de maintenir leur température basse et constante. On les ventile tout en les maintenant dans l'obscurité, et on éloigne au moyen d'appareils automatiques, les premières pluies de chaque orage chargées de poussières et germes organiques ramassés sur les surfaces d'écoulement (toitures, talus de fortification)
2 - Pour éviter leur contamination par les eaux d'infiltration, on rend les parois étanches et on les éloigne des fosses d'aisance, dépôts de fumiers etc. Si le trop plein aboutit dans les égouts, on empêche que les liquides et gaz insalubresde ces derniers, en profitent pour pénétrer dans la citerne
3 - On ne met les citernes en charge qu'après un lavage destiné à enlever tous les plâtres et poussières, et on vidange, puis on nettoie à fond, une ou deux fois par an. On maintient le tuyau de puisage des pompes à quelques centimètres au-dessus du fond, pour éviter l'entrainement des dépôts qui ne manquent pas de s'y former.

Pour pénétrer dans la citerne, les eaux sontreçues dans un avant bassin où elles laissent déposer leurs plus grosses impuretés, puis elles traversent un ou plusieurs filtres consécutifs, formés d'une série de couches de sable rangées par grosseurs croissantes. L'eau doit aborder le filtre assez lentement pour ne pas affouiller le sable qui est par précaution recouvert de plaques de tôles percées de trous, de dalles, ou de briques.

Dans les ouvrages les conduites d'eau sont en fonte ou en plomb de 3cm à 1,30m de diamètre. Les tuyaux de fonte sont livrés en bouts de 2 à 4m de long. Les égouts, quant à eux, sont destinés à conduire à couvert les eaux souillées. Les égouts sont visitables pour qu'un homme, chargé du curage ,puisse y circuler. Des égoûts secondaires et non visitables, formés de tuyaux de grès vernissé à petite section de 10cm à 30cm de diamètre sont également construits. Il faut proscrire les galeries en maçonnerie, pourtant souvent en usage, de dimensions intermédiaires. Leur section est trop petite pour qu'on puisse y circuler afin de vérifier l'étanchéité et de procéder aux réparations des enduits, et la section est trop grande pour que les chasss d'eau y produisent tout leur effet, et enlèvent tous les dépôts. Dans les établissements militaires, l'égout principal, ou collecteur spécial à l'établissement, sera le plus souvent un simple tuyau en grès, au même titre que les ramifications secondaires, et il est préférable d'avoir plusieurs collecteurs distincts à petite section, qu'un seul à grande section.
Les égouts visitables doivent avoir une forme ovoïde pour y facilieter la circulation , et on en munit parfois le fond d'une banquette de 40 à 50cm de large, enréservant au moins 1,80m de hauteur.
LES LATRINES : Pour la troupe, les latrines sont composées essentiellement de sièges à la turque car elles sont souvent utilisées par une grande quantité de personnes. Les toilettes "à la turque" sont des cuvettes qu'on utilisent accroupi. Les types en sont variés. Pour leur fabrication, On c'est souvent contenté d'enduits de ciment sur maçonnerie ordinaire.Parfois, il est fait usage de cuvettes en grès vernissé. Les raccordements avec les murs se font au moyen de plaques de même substance. Les officiers, de leur côté, utilisent des toilettes à siège.

ORGANISATION DE LA DEFENSE EN CAS DE SIEGEb (notice de 1909)

L'issue d'une guerre dépend du choc des masses formées par les armées de campagne mobilisées dès le début des hostilités. Une armée ou un corps de siège est formé d'une armée de campagne ou de fractions constituées prélevées sur les armées de campagne, et de diverses formations spéciales dont les plus importantes sont les équipages de siège de l'artillerie et du génie. Les équipages de sièges de l'artillerie, conservant chacun leur autonomie, sont groupés dans la zone d'attaque sous le commandement de l'artillerie de siège, qui seul est en mesure d'assurer les concentrations des feux successifs. Au contraire, les équipages de siège du Génie sont répartis entre les secteurs d'attaque, et subordonnés aux commandants de ces secteurs.
Il appartient à l'artillerie de construire et d'exploiter, avec ses propres ressources en personnel, et en matériel le réseau de voie ferrée étroite (Decauville) nécessaire à l'armement , au ravitaillement et au service des batteries de siège, sous la réserve que ce réseau est limité à la zone comprise entre les parcs d'équipage de siège d'artillerie et des batteries. Le réseau de l'artillerie peut-être utilisé pour les besoins généraux de l'armée de siège dans les limites fixées par le commandant de siège. Les demandes de transport sont centralisées par les commandants d'équipages de siège de l'artillerie. La liaison des parcs d'équipage avec le réseau ferré de l'arrière doit être assuré par des voies de largeur normale. La construction et l'exploitation de ces voies, ainsi que l'exploitation des voies ferrées avoisinant la place, relèvent du Directeur de l'arrière.
Au début de l'investissement d'une place, des troupes mobiles prélevées sur la garnison s'efforcent par des tentatives activement conduites, de gêner les entreprises de l'assaillant,sans se laisser couper elles-mêmes de la place. Les forces disponibles de la défense cherchent ensuite, en s'appuyant sur des positions avancées et organisées défensivement, à s'opposer aux mouvements d'enveloppement de la place, et à retarder l'investissement. Lorsque la place est investie, la défense peut, pendant longtemps encore empêcher l'assaillant de commencer l'attaque proprement dite. Pour celà elle doit lutter énergiquement sur des positions avancées, plus rapprochées de la zone principale de défense, organisées endes points tels que l'assaillant ne puisse , sans les avoir enlevées, installer ses batteries de siège pour l'attaque de la zone principale. A la lutte sur des positions avancées, succède, si l'assaillant a réussi à s'en emparer, le siège proprement dit, c'est à dire l'attaque dirigée contre une portion déterminée de la zone principale de défense. Cette zone aura dû être organisée solidement en profondeur. Elle a pour points d'appui principaux les forts,les ouvrages intermédiaires, les centres de résistance englobant, avec certains forts et ouvrages, des batteries cuirassées ou non. Elle comprend en outre des batteries construites dans les intervalles de ces points d'appui, des organes de flanquement, des intervalles établies généralement dans les forts, des positions de combat de l'infanterie organisées pour étendre dans le sens du front de l'action de flanc des points d'appui principaux.
Généralement il faut masquer une place éloignée des lignes d'opérations, mais dont la garnison peut inquiéter la sûreté de ces lignes. A cet effet un corps d'observation, détaché des armées de campagne, reçoit la mission de protéger les lignes de communication contre les entreprises de la garnison. Les opérations du corps d'observation ne diffèrent pas de celles qui ressortent à la guerre de campagne.
Lorsque l'investissement se prolonge sans être suivi d'une attaque de la place, il prend le nom de siège ou de blocus. Celui-ci a pour objet de s'opposer au ravitaillement de la place et de la priver complètement de toute communication avec l'extérieur. Il peut amener dans un délai plus ou moins long la capitulation de la place par la famine.

fortif
24/03/09