ORGANISATION DANS LES FORTS LE COMANDANT DU FORT doit connaitre l'organisation défensive de son ouvrage, ainsi que ses défenses accessoires, les abords et les ouvrages voisins.
Il assure la garde des magasins à poudre et à munitions et la surveillance des abords du fort. Il vérifie la manoeuvre du pont levis et des grilles de fermeture et fait entreprendre tous les essais des matériels nécessaires pour les rendre opérationels en temps de guerre.
Conformément à l'article 154 du décret sur le service des places, un registre est ouvert dans le fort dès que commence l'état de guerre. Ce registre est coté et paraphé par le Gouverneur de la place qui fixe la manière dont il doit être tenu.
LES TRAVAUX DE MISE EN DEFENSE. Au début tous les hommes disponibles de la garnison sont employés aux travaux de mise en état de défense. Ces travaux sont généralement prévus et désignés dans leur ordre d'urgence au journal de mobilisation. A moins d'ordres contraires ilsz doivent s'éxécuter dans l'ordre suivant :
1 Travaux destinés a assurer l'intégrité de l'obstacle (remise en état des défenses accessoires, fermeture des brèches, etc..)
2 Travaux destinés à l'action du tir (dégagement des champs de tirs sur les abords, dans les fossés, sur les talus - rectification des plongées et des crètes de façon a bien battre les abords - aménagement des banquettes de tir, niches pour les munitions - préparation des emplacements pour les mitrailleuses portatives
3 Travaux destinés a la Sécurité - sur les parapets (installation de masques, boucliers indivisuels, abris contre les obus et schrapnels, traverses, etc) - Dans les abris , les communications et le casernement (blindage des ouvertures etc.)
Dans l'exécution des différents travaux le commandant vérifie à ce que les terres remuées soient bien rendues aussi peu visibles que possible en les recouvrant de gazons ou a défaut, de matériaux d'une teinte analogue à celle du terrain environnant.
Le dégagement du champ de tir doit être conduit de manière à ménager les masques indispensables à la protection des différents organes contre la visibilité aux observateurs terrestres et aériens ennemis.
Le commandant du fort doit a cet effet avoir une connaissance complète des aménagements des glacis et des parapets qui ont dû être fait en temps de paix. Des renseignements à ce sujet doivent être portés au JOurnal de mobilisation auquel setra joint la note du 27 mai 1913 relative a la dissimulation des organes de défense.
En même temps qu'on prépare les moyens de défense, tous les préparatifs doivent être faits pour la meilleure utilisation possible du feu de l'infanterie. Des carnets de tir ont été préparés en temps de paix indiquant le repérage des points principaux dont l'occupation par l'ennemi est à prévoir. Ils indiquent ausi la distance et la hausse a employer. Les gradés prennent connaisance de ces carnets et sont exercés avec les hommes a reconaitre les abords, de façon que tous en aient une connaissanceparfaite et que le feu puisse être commandé sans hésitation. Par des exercices fréquents le commandants du fort habitue les hommes à prendre rapidement leurs positions de combat sur le parapet en partant des abris de combat ou des gaines de communication.
Les hommes devront être exercés au tir de jour et de nuit auquel on cherchera à donner toute l'efficacité possible en préparant des dispositifs susceptibles d'être mis en place sur le parapet pour assurer l'automatisme du pointage sur les abords du fossé ou sur les points de passage tels que coupures dans la ligne des défenses accessoires (barbelés...), routes etc.
Le flanquement des ouvrages voisins doit être une des préoccupations du commandant, qui fera fréquemment des exetrcices de communications avec ces ouvrages en vue d'exercer les équipes à se bien comprendre et à assurer le service.
Le commandant du fort doit bien comprendre les opérations qui se déroulent dans leur zone d'action et réglent selon la situation la conduite de la défense de l'ouvrage ,de façon a le faire coopérer de la manière la plus complète possible à ces opérations.